FESTIVAL PUCCINI PLUS du 27 janvier au 13 février 2012

Le festival en quelques mots
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En 2011-2012, le festival de l’Opéra de Lyon se structure autour du Triptyque de Puccini.
Créés en 1918, Il Tabarro, Suor Angelica et Gianni Schicchi ont été pensés pour être joués ensemble au cours d’une même soirée. Mais depuis, il est rare de pouvoir les découvrir ainsi. C’est pourtant ce que nous vous proposons aujourd’hui : assister au Triptyque dans son intégralité et dans toute sa cohérence musicale et dramaturgique, ainsi que le compositeur l’avait souhaité.
Et il y a un plus !
Le festival Puccini Plus propose également trois soirées, associant chaque ouvrage du Triptyque à un opéra plus rare : Il Tabarro plus Von heute auf morgen de Schoenberg ; Suor Angelica plus Sancta Susanna de Hindemith ; Gianni Schicchi plus Une tragédie florentine de Zemlinsky.
Faire dialoguer les modernités musicales du XXe siècle
Six opéras en tout, dont la création s’échelonne entre 1917 et 1930, un peu plus d’une décennie…
Trois opus de Puccini plus trois œuvres d’expression germanique, d’esthétique, de couleur et d’ambiance différentes, et donc complémentaires.
Il Tabarro + Von heute auf morgen
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En juxtaposant dans une même soirée le premier volet du Triptyque puccinien et l’une des œuvres lyriques les plus accomplies de Schoenberg, le défi devient évidence. En effet, de Il Tabarro à Von heute auf morgen, faire dialoguer les modernités musicales du XXe siècle, c’est aussi articuler deux visions scéniques et deux drames de l’amour.
Deux visages pour une modernité
Il s’est écoulé seulement douze ans (1918-1930) entre la création de Il Tabarro et celle de Von heute auf morgen, mais entre-temps le monde, et l’art qui en est l’expression, ont profondément changé. C’est précisément pourquoi associer une œuvre de la maturité de Puccini, qui contient trois siècles de tradition belcantiste, et un opéra de stricte obédience dodécaphonique, fait sens. Schoenberg commence là où Puccini finit ; ces deux pages de l’histoire de la musique tiennent solidement ensemble, parce qu’elles se répondent. De fait, dans les deux cas il est question de critique sociale, et de modernité.
Il Tabarro - © Franchella/Stofleth
Von heute auf morgen - © Stofleth
Von heute auf morgen - Maquettes de costumes © Marie-Jeanne Lecca
Giacomo Puccini
Opéra en un acte (1918), chanté en italien
A Paris, sur les quais de Seine.
Lui, c’est Michele, elle, c’est Giorgetta : un couple de mariniers que l’amour a fui.
La mort de leur enfant a creusé le vide qui les sépare. Michele aime encore sa femme et se souvient des soirs où il la protégeait dans son grand manteau, son tabarro…
Direction musicale : Gaetano d'Espinosa
Mise en scène : David Pountney
Décors : Johan Engels
Costumes : Marie-Jeanne Lecca
Lumières : Fabrice Kebour
Werner Van Mechelen : Michele
Csilla Boross : Giorgetta
Thiago Arancam : Luigi
Natascha Petrinsky : La Frugola
Wynne Evans : Il Tinca
Paolo Battaglia : Il Talpa
Orchestre, et Chœurs de l'Opéra de Lyon
Arnold Schoenberg
Opéra en un acte (1930), chanté en allemand
En rentrant d’une soirée, un couple marié discute, se dispute.
Le Mari a été séduit par une Demoiselle, vivant elle-même avec un Chanteur. Jalousie contre jalousie, la Femme n’a pas été insensible au Chanteur…
Scène de ménage, menace de rupture, réconciliation dépeignent mille nuances de sentiments et autant d’accords dans le désaccord, à l’image des principes dodécaphoniques appliqués par Schoenberg à sa partition.
Direction musicale : Bernhard Kontarsky
Mise en scène : John Fulljames
Décors : Johan Engels
Costumes : Marie-Jeanne Lecca
Lumières : Fabrice Kebour
Vidéo : Ian Galloway
Wolfgang Newerla : Le Mari
Magdalena Anna Hofmann : La Femme
Rui Dos Santos : Le Chanteur
Ivi Karnezi : L'Amie
Orchestre et Maîtrise de l'Opéra de Lyon
Vendredi 27 janvier à 20h
Mercredi 1er février à 20h
Samedi 4 février à 20h
Vendredi 10 février à 20h
Durée : 2h15 environ
L'Ecole du spectateur
Ma 31 janvier, 18h à l'AmphiOpéra
Suor Angelica + Sancta Susanna
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Les affinités électives de l’opéra moderne se poursuivent par une double célébration du désir et de la spiritualité. En se répliquant sans le savoir, Puccini et Hindemith, à peu d’années de distance, porteurs de deux esthétiques opposées, ne nous disent-ils pas ensemble que toute musique est sacrée ?
Une métaphore charnelle
Le point commun du volet central du Triptyque de Puccini et de cette œuvre de Hindemith, à l’époque jeune prodige de vingt-six ans à l’avant-garde de la musique germanique, c’est la répression du désir. Et il n’est pas indifférent que Freud, entre la création de Suor Angelica (1918) et l’écriture de Sancta Susanna (1921), ait publié Au-delà du principe de plaisir, l’ouvrage qui met en relation la pulsion de vie, Eros, et la pulsion de mort, Thanatos. Mais le plus dérangeant, dans les deux cas, n’est-il pas la jouissance de la cruauté ? Or, tout comme une spiritualité tourmentée se glissait déjà dans certaines pages de Tosca (1900), plus tard Hindemith sanctifiera la souffrance dans Mathis le peintre (1935). Le thème repris ici montre que l’amour et l’art partagent le théâtre douloureux de leur propre jubilation.
Giacomo Puccini
Opéra en un acte (1918
), chanté en italien
Dans un couvent, au XVIIe siècle.
Des religieuses débattent des désirs refoulés. Suor Angelica feint de les ignorer, mais ses compagnes savent qu’orpheline, elle a été enfermée par la volonté de sa famille, pour avoir commis le péché de chair, et enfanté.
Direction musicale : Gaetano d’Espinosa
Mise en scène : David Pountney
Décors : Johan Engels
Costumes : Marie-Jeanne Lecca
Lumières : Fabrice Kebour
Csilla Boross : Sœur Angélique
Natascha Petrinsky : La Tante Princesse
Anna Destraël : L'Abbesse
Françoise Delplanque : La Sœur zélatrice
Kathleen Wilkinson : La Maîtresse des Novices
Ivana Rusko : Sœur Geneviève
Elizaveta Soina : La Sœur infirmière
Ivi Karnezi : Sœur quêteuse
Jessie Nguenang : Sœur quêteuse
Solistes du Studio de l'Opéra de Lyon : Jean-Paul Fouchécourt, directeur artistique
Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra de Lyon
Paul Hindemith
Opéra en un acte (1922), chanté en allemand
Dans un couvent.
Une nuit, sœur Susanna surprend les cris de plaisir d’un couple en plein ébat près de la chapelle. Fascinée autant que révoltée, elle maudit les amants. Une de ses compagnes lui raconte alors une vieille histoire du couvent : une religieuse, surprise nue en train de caresser un Christ en croix, fut emmurée vivante...
Direction musicale : Bernhard Kontarsky
Mise en scène : John Fulljames
Décors : Johan Engels
Costumes : Marie-Jeanne Lecca
Lumières : Fabrice Kebour
Agnes Selma Weiland : Susanna
Magdalena Anna Hofmann : Klementia
Solistes du Nouveau Studio de l'Opéra de Lyon
Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra de Lyon
Samedi 28 janvier à 20h
Mardi 31 janvier à 20h
Dimanche 5 février à 16h
Jeudi 9 février à 20h
Durée : 2h environ
L'Ecole du spectateur
Ma 31 janvier, 18h à l'AmphiOpéra
Gianni Schicchi + Une tragédie Florentine
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À en croire Puccini et Zemlinsky, qui écrivent presque simultanément ces deux opéras en un acte, par florentin il faut entendre quelque chose de raffiné, de dur, de comique aussi. Mais entre Gianni Schicchi, la comédie cruelle et Une tragédie florentine le drame grinçant, on n’entend pas le même rire.
Les marbres colorés
L’opéra-bouffe de Puccini et le drame de Zemlinsky nous plongent dans deux univers apparemment inconciliables : d’un côté une farce pseudo-médiévale dont le sujet a été emprunté à Dante, de l’autre la préciosité et la violence dérivées d’Oscar Wilde. En réalité les analogies abondent. Ainsi du bonheur dans le crime. Car le détournement du droit positif provoque le rire, selon le principe bergsonien du « mécanique plaqué sur du vivant » ou si l’on préfère, de la réversibilité de la logique, celle de l’honnêteté chez Puccini, celle de l’amour chez Zemlinsky.
Gianni Schicchi - Maquettes de costumes
© Marie-Jeanne Lecca
Giacomo Puccini
Opéra en un acte (1918
), chanté en italien
A Florence, Italie.
Le riche Buoso Donati vient de mourir. Sa famille qui espère mettre la main sur sa fortune apprend écœurée que l’aïeul a tout légué à un monastère !
L’ingénieux Gianni Schicchi est consulté : il se fera passé pour le défunt – dont le décès ne s’est pas encore ébruité. On convoque le notaire à qui Schicchi, sous l’apparence de Donati agonisant, dicte un nouveau testament…
Direction musicale : Gaetano d'Espinosa
Mise en scène : David Pountney
Décors : Johan Engels
Costumes : Marie-Jeanne Lecca
Lumières : Fabrice Kebour
Vidéos : Ian Galloway
Werner Van Mechelen : Gianni Schicchi
Ivana Rusko : Lauretta
Saimir Pirgu : Rinuccio (les 6, 8, 11 et 13 février)
Benjamin Bernheim : Rinuccio
Natascha Petrinsky : Zita
Wynne Evans : Gherardo
Agnes Selma Weiland : Nella
Lynton Black : Betto
Paolo Battaglia : Simone
Wolfgang Newerla : Marco
Kathleen Wilkinson : La Ciesca
Maxim Kuzmin - Karavaev : Ser Amantio di Nicolao, notaire
Orchestre et Maîtrise de l'Opéra de Lyon
Alexander von Zemlinsky
Opéra en un acte (1917) d’après Oscar Wilde, chanté en allemand
A Florence, Italie.
Simone, un opulent négociant, rentre de voyage et découvre son épouse Bianca en compagnie du prince Guido Bardi ; la discussion s’engage. Feinte indifférence, jalousie et mépris réciproques se répondent, tandis que Bianca paraît avoir nettement décidé pour le prince. De provocation en provocation, un duel s’ensuit...
Distribution
Direction musicale : Bernhard Kontarsky
Mise en scène et lumières : Georges Lavaudant
Réalisation de la mise en scène : Jean-Romain Vesperini
Décors et costumes : Jean-Pierre Vergier
Réalisation des éclairages : Fabrice Kebour
Martin Winkler : Simone
Gun-Brit Barkmin : Bianca
Thomas Piffka : Guido Bardi
Orchestre de l'Opéra de Lyon
Dimanche 29 janvier à 16h
Lundi 30 janvier à 20h
Lundi 6 février à 20h
Mercredi 8 février à 20h
Durée : 2h15 environ
Menu d'entracte
Ma 31 janvier, 18h à l'AmphiOpéra
Il Trittico (Il Tabarro + Suor Angelica + Gianni Schicchi)
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Giacomo Puccini
Opéra en un acte (1918), chanté en italien
A Paris, sur les quais de Seine.
Lui, c’est Michele, elle, c’est Giorgetta : un couple de mariniers que l’amour a fui.
La mort de leur enfant a creusé le vide qui les sépare. Michele aime encore sa femme et se souvient des soirs où la protégeait dans son grand manteau, son tabarro…
Giacomo Puccini
Opéra en un acte (1918
), chanté en italien
Dans un couvent, au XVIIe siècle.
Des religieuses débattent des désirs refoulés. Suor Angelica feint de les ignorer, mais ses compagnes savent qu’orpheline, elle a été enfermée par la volonté de sa famille, pour avoir commis le péché de chair, et enfanté.
Giacomo Puccini
Opéra en un acte (1918
), chanté en italien
A Florence, Italie.
Le riche Buoso Donati vient de mourir. Sa famille qui espère mettre la main sur sa fortune apprend écœurée que l’aïeul a tout légué à un monastère !
L’ingénieux Gianni Schicchi est consulté : il se fera passé pour le défunt – dont le décès ne s’est pas encore ébruité. On convoque le notaire à qui Schicchi, sous l’apparence de Donati agonisant, dicte un nouveau testament.
Vendredi 3 février à 19h30
Samedi 11 février à 19h30
Lundi 13 février à 19h30
Durée : 4h environ
Menu d'entracte
Ma 31 janvier, 18h à l'AmphiOpéra
Opéra de Lyon - Place de la Comédie - 69001 Lyon
Tél : 0826 305 325 (0,15 €/min)

